Les projets

Mission Médicale

En juillet 2014, A.P.C.A a réalisé sa 1ère mission médicale. Des médecins centrafricains volontaires, pilotée par le Docteur Christian MANGA-MABADA, sont allés en Centrafrique pour soigner les populations gratuitement et soutenir les équipes médicales locales.

Le fonds de dotation n’a pas ménagé ses efforts pour rendre possible le déplacement de ces médecins sur Bangui et assurer quelques précautions d'usage durant le séjour.

Cette année, A.P.C.A  réitère cette opération en envoyant une nouvelle équipe œuvrer dans les officines locales à Bangui et dans les provinces. Le départ des médecins est prévu pour fin 2015.

 

Les couleurs de l’espoir : « La résilience centrafricaine en actions »

Issu de la physique, le concept de la résilience a traversé toutes les frontières pour se diffuser dans tous les domaines de la vie humaine. La résilience est simplement « la capacité de l'individu de faire face à une difficulté majeure ou à un stress important, de façon non seulement efficace, mais susceptible d'engendrer une meilleure capacité de réagir plus tard, à une difficulté. C'est donc l'aptitude des individus à surmonter les traumatismes psychiques et les blessures émotionnelles les plus graves : maladie, deuil, viol, torture, attentat, déportation, guerre, abandon, etc. » Le processus de résilience est pluridisciplinaire et donc multidimensionnelle. Il présente aussi bien une dimension psychologique, socio-éducative, économique, politique, sociétale, etc.

Point n'est besoin de dresser la cartographie de la santé mentale en Centrafrique, en particulier la multitude des Etats de Stress Post Traumatiques(ESPT) consécutifs aux crises politico-militaires à répétition, pour comprendre l'importance du thème de la résilience dont son processus de réparation, de reconstruction, de réconciliation et de projection vers l'avenir du peuple Centrafricain. Chacun, en fonction de ses potentialités, est un acteur de la résilience, car elle ne s'improvise pas mais s'élabore, puis se pratique de façon concrète, se critique, s'évalue, se corrige et s'améliore.

Mue par la volonté de mettre en œuvre cette potentialité au service de TOUS les Centrafricains, quel que soit leur lieu de vie, Actions pour la Centrafrique (A.P.C.A) s'est fixé comme objectif de mettre le concept de Résilience en Action(mouvement) tout en occupant l'espace physique disponible. Après avoir parcouru les villes de Bangui – la capitale centrafricaine – Orléans, Roubaix et Paris, le Fonds de dotation est convaincu de ce que le thème mérite des actions concrètes et utiles.

Le constat inqualifiable
Les conséquences psychologiques et sociales des traumatismes vécus par la, et en Centrafrique ne sont pas à négliger, car toutes les populations sont touchées quel que soit leur lieu géographique en RCA et dans la diaspora. Pour A.P.C.A, face à la succession de troubles, (histoire de la Centrafrique) dont la latence, l'accroissement possible et la transmission héréditaire des troubles est stressante, il est temps d'agir tant en France qu'en RCA auprès des personnes de tous les âges, des familles et des communautés locales.

En effet, les crises sociales, politiques et économiques dans un Etat engendrent des maladies physiques et psychologiques dont les conséquences sont la famine, la misère et les morts précoces. Elles poussent aussi des milliers de civils à l'exil, et ceux qui restent malgré eux, faute de moyens, cherchent des solutions qu'ils ne trouveront pas et vont continuer à vivre dans la fuite en forêt (régression à une vie primitive) la peur, le stress, la souffrance, la violence, le viol, et la colère face à ce qu'ils vivent comme de l'injustice. C'est le traumatisme total et même après la guerre, le traumatisme continue toujours.

Avec la série de conférences organisées en 2014 et 2015, A.P.C.A et ses intervenants pensent que des solutions peuvent être trouvées en répondant à la question : Que faire pour aider la personne en détresse, les familles en difficultés ? Il faut aider les gens à faire face à leurs souffrances, à en parler car pour de nombreux ressortissants centrafricains, parler de ses souffrances est une faiblesse. Pourtant « agir en urgence c'est bon mais agir dans la continuité est meilleure ». Dans cette optique, la résilience et le processus de création sont liées pour aider les populations à se reconstruire et « l'humour a une capacité de création, on peut créer et aller de l'avant » : danser, organiser des théâtres, des contes, des spectacles, etc.

A.P.C.A entend aussi aider les populations victimes en leur assurant l'éducation doublée d'un soutien, psychologique.

Texte présenté par Dr. Désiré Boris DAMBA et Dr. Michèle Clotilde - OUANDET, Psychologues

 

 



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